Un demi-exploit ne va jamais seul : après ma bizarre expérience à la piscine, j'ai tenté de courir un peu tout-à-l'heure. L'équipement pour courir est plus habillé que pour nager, certes. Mais j'avais oublié qu'en courant, on attrape chaud. Un pantalon de jogging doublé, deux t-shirts à manches longues l'un par-dessus l'autre, en plein soleil, c'était un peu trop !
Je me suis bravement élancé, à peine franchi le seuil de la maison, d'une ample et ostensible enjambée de demi-dieu des stades, qui médusa mes voisins. Pour l'occasion, je me suis même permis de snober leur "bonjour". Style : « Excusez, mais c'est du sérieux, là, les gars : brisez pas ma cadence ! »
5 minutes plus tard, la pente aidant (ça sert à quelque chose d'habiter "ville haute" !), j'étais déjà bien loin, filant vers l'ouest dans un nuage de sable tourbillonnant (comment ça, j'en fais trop ?). Mais insidieusement, la 7ème minute m'attendait au tournant. Et là, ce fut le drame ! Explosion de poumons en plein virage. Sortie de piste devant quelques dizaine de milliers de badauds attentifs et implacables ; sadiques, forcément, puisqu'il portaient tous des lunettes de soleil…
Plus de souffle, jambes flagadas, langue blanchâtre pendant comme un gros steack qui cherche à s'enfuir de son McBacon plus vraiment royal… L'addition ? Non, pas encore !
Très élégamment, je fis mine de m'être arrêté pour changer de morceau sur mon iPod. THE accessoire du mec qui ne court pas pour rire. 10 minutes pour me rétablir tant bien que mal (je ne trouvais pas le morceau que je voulais, bien entendu, sourcils froncés, etc.), et pile devant la plage, au bout de la corniche, je repris mon ascension vers l'Olympe. Agglutinés au stop, des cabriolets aux bras bronzés par-dessus la portière lorgnaient mon exploit d'un air improbable et, pour tout dire, bovin.
Sur la voie triomphale du retour, je fus de nouveau saisi par cette lâche insuffisance du corps, assurément la partie basse de notre être. Mon intellect, seul, continuait donc la course en tête, pendant que j'exhalais, titubais et effrayais de vieilles dames convenables.
Retour au bercail, pas de coup d'oeil au chrono. Les records tomberont une autre fois… Une demi-heure de folie !
:/
8 mai 2006 à 3:51
L’intellect devant, le corps à la traîne,… attention, la schizophrènie te guette !
8 mai 2006 à 4:00
Mais non, Nico! Te décourages pas , il faut quand même bien que tu l’amortisses ton nouvel Ipod!:))
8 mai 2006 à 4:01
Dis donc, Delphine, t’es au taquet niveau délai de réponse, en ce moment !
8 mai 2006 à 4:07
pas terrible en autonomie, cet ipod : une demi-heure seulement… Va falloir demander des comptes à Stevy, si tu veux courir plus longtemps …
Arfh arfh arfh
8 mai 2006 à 7:47
Comment ça “au taquet”! ?
Je ne comprends pas tes insinuations…
JE n’étale pas mes non- exploits sportifs et…mee_tic moi!!!
Arfh! Arfh!Arfh! too as Pelouse said!
9 mai 2006 à 6:17
Je ne comprends pas le mee_tic… Tu dragues sur meetic, Delphine ? ;p
10 mai 2006 à 12:24
Une demi-heure c’est déjà ‘achement bien. En plus tu cours en pente ! Tu multiplies les défis.
Moi je ne cours pas sur du dur, je cours au parc, y a plein d’autres joggers. Je scrute les autres. Quand je vois que je vais à peu près à la même vitesse qu’un type en forme, je sais que je démarre trop vite ^^. En gros mon rythme, c’est plus lentement que tous les autres, et là j’arrive à durer !
Si chacun y met un peu du sien, on est pas à l’abri de devenir en forme…
10 mai 2006 à 6:41
@Paprika : J’ai qd même des doutes… j’alterne jogging et poule en chocolat, alors…
@Tanguy : Chhht, faut pas dire pour Delphine
@Delphine : Hé hé… tu l’as bien cherché, en même temps…
@Pelouse : tu me désespères… :/